Les Bisounours en première partie

Publié le par Axel Mac Black

Parmi les belles histoires que nous propose l'industrie du spectacle figure en bonne place celle de la première partie. On vous la raconte généralement comme suit ,“Je suis allé voir Jean Poterne en concert. En première partie, il y avait un jeune chanteur sur lequel il a flashé et à qui il a offert de l'accompagner durant sa tournée”.

Mouais... Bon, déjà, une star ne connaît que très rarement sa première partie. Il ne faut pas lui en vouloir. Elle a autre chose à penser : les pensions que lui réclament ses deux premières femmes, son rival de toujours (une star a toujours “un rival de toujours”) qui fait la couv' de Télé Z ou l'annulation de son redressement fiscal en échange d'un soutien à la prochaine présidentielle...

Non, si la première partie est là, c'est que les producteurs qui ont dépensé des centaines de milliers d'euros pour louer des salles, embaucher des techniciens, payer des affiches et encarts pub... en ont décidé ainsi. Quoi de plus normal ? Vous croyez vraiment qu'un producteur offrirait, comme ça, gratos, une demi-heure d'exposition à un inconnu parce que sa tête d'affiche a flashé sur lui?

- Eh coco, à partir de demain il y a Les Courgettes Farcies qui font ta première partie.

- Les quoi??? Ils sont pas trop bons au moins?!

- T'inquiète. Par contre, n'oublie pas de dire chez Nagui que tu les as découverts par hasard dans un bar et que tu as craqué grave sur eux.

Mais pourquoi nous sert-on ces contes de fées à longueur d'interviews et... plus grave, pourquoi y croyons-nous ? Parce que personne n'a envie de voir que le spectacle est une industrie comme une autre, au même titre qu'une fromagerie industrielle. Quand je déguste un crottin de Chavignol, ça ne me dérange pas de savoir que sa fabrication est soumise aux lois du marché. Quand j'assiste à un concert et que je découvre un artiste en première partie, je n'ai pas envie de savoir qu'il est là après d'âpres négociations financières entre producteurs, tourneurs, éditeurs... Je préfère la belle histoire de la découverte dans un bar. Ça s'appelle sauvegarder la magie du spectacle.

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Noël CHEMIN (Le fils du papa du blaireau) 06/11/2010 07:55


Cliques Claques…


L’artiste a sauté avec son filet !

Il ne voulait ni s’enfuir ni se défiler,
L’enfouir ou le voler.

Heureux il sifflait,
Il avait juste envie de sauter.

Il l’a fait…
Si haut, si trop,
Qu’il s’est ramassé…
Tordu, cassé !

Dans un sursaut, il a voulu se relever,
Là, il voulait filer.
Impossible, terrassé…

Il se sentait si las, tombé là, si bas,
Aussi plat que son cabas.

Avant de vouloir sauter,
Trois ou quatre marches à la fois,
D’un bon pas, vêtu d’un caban, il portait son cabas…
Son filet !

Au pas de course,
Il partait faire les siennes.
il en a fait, en effet, et des belles…

Sur le dos, dévaler toutes les marches,
Pas de courses.
Malmener son cabas, élimer son caban …

Après quelques sombres soubresauts,
L’artiste au caban, portant un cabas,
Est rentré claudicant, sans garnir son filet.

Moralité :

Pour ne pas s’affamer,
Mieux vaut s’affaler
Sans filet !

Noël Septembre.


lanche 05/11/2010 07:54


Super ,cela me rappel un concert de NOIR DESIR que j'ai decouvrait grace à leur premiere partie LES BURNING HEADS !! le journaliste qui m'a posé des questions à la sortie du concert était surpRis
que je connaisse mieux la premiere partie que NOIR DESIR (bonne surprise pour moi que ce concert de Noir deisir quand même !!!!merci les Burning ) J'ai vu ALEXIS HK hier soir à Thouars (79) sans
premiere partie le concert m'a paru court , et c'est quand un bon moyen pour de jeunes groupes de se faire plaisir , de se tester en public et d'agrementer un presse book un myspace ou un blog
....!!!. bonne continuation et au plaisir de vous voir dans les deux sevres !
BERT de RADIO Tête dans l'SEAU


CHEMIN Noël(le fils du papa du blaireau) 04/11/2010 12:43


L’autre soir…


Dans cette soirée,
Ou je suis arrivé en retard,
On m’a pris pour quelqu’un…

Quelqu’un que je ne suis pas.

Il faut dire, que j’étais tout de noir habillé.
J’avais sur les lèvres un air décidé,
Je faisais honneur à mes pas.

Après avoir contemplé et salué l’assistance,
Je me suis dirigé vers le premier rang,
Jusqu’aux places réservées.

J’ai distribué un dernier regard,
Saisi quelques mains,
Avant de m’asseoir,
Satisfait, suffisant.

On m’a pris pour quelqu’un…
Pour quelqu’un d’important.

Pour qui ?

Je n’en sais rien,
Eux non plus.

Pas pour moi, c’est certain.

Même si je suis quelqu’un, physiquement du moins.
Je ne suis pas connu,
Je n’ai aucun talent,
Jusqu’au soir de cet incident,
Ou j’ai découvert celui que j’ai…
De faire croire que je suis important.

C’est embêtant…
Je vais devoir le devenir,
Sans rire.

Tout le monde y croit,
Même moi.
C’est malin…

Noël Septembre.


sandrine 04/10/2010 20:18


Vous voulez dire que le monde du spectacle est magique au point de ne jamais passer au JT, un chanteur ayant purgé sa peine (certes, certes) remontant sur scène après être sorti de prison (certes,
certes) pour avoir délatté sa compagne... Ouf, c'est heureux que le monde du spectacle soit magique, enfin pour les femmes qui luttent tant bien que mal pour se sortir de la violence conjugale et
les enfants ayant grandi dans ce genre de milieu en faisant ce qu'ils peuvent pour colmater les brèches. Manquerait plus que tout ce petit monde voit un truc pareil un jour.
Sinon, Jean Poterne c'est bien ? Et comme ça, vous l'avez rencontré dans un bar ? C'est sympa de lui accorder sa chance en dehors des sentiers battus (oui, je donne dans la métaphore filée
cantatienne)en dehors donc, de la production fromagère de masse.


brigitta von wazemmes zu fenelon 31/05/2010 12:25


tja! Lena hat gewonnen ...auf englisch ..sorry..in english ....darum bin ich pensioniert...bin aber immer noch dabei...