Et avec les filles, c'est plus facile ?

Publié le par Axel Mac Black

Parmi les avantages supposés du métier de chanteur, il en est un qui alimente tous les fantasmes : la facilité qu'aurait l'animal à séduire les spectatrices. Est-ce vraiment le cas? Laissez-moi vous conter l'une des belles histoires de Pépé Blaireau...

Lors d'un concert à Paris, au beau milieu d'une chanson, je vis soudain le public s'écarter... pour laisser passer une jeune fille longiligne en robe blanche. Elle se dirigeait droit sur moi. Je ne sais plus comment elle parvint à monter sur scène tant elle semblait flotter dans les airs. D'une main diaphane, elle glissa un papier dans ma poche de chemise... côté coeur. Puis repartit. Et la marée humaine (ok, j'exagère un peu) se referma sur cette digne héritière de Moïse. Sourd aux injonctions d'un public rigolard qui entonnait de lourdauds « Le p'tit mot ! Le p'tit mot! », j'attendais l'intimité des loges pour lire un compliment joliment troussé (que je vous épargne par pure modestie) suivi de cet unique commandement « Appelle-moi au 06... »

J'admets qu'un chanteur a plus de chances de vivre une telle scène qu'un charcutier débitant des tranches de jambon. Mais tout artiste ayant un peu de recul sait qu'une spectatrice séduite est en réalité attirée par... un personnage. Le musicien désireux de dépasser le simple coït post-concert se retrouve dès lors devant un défi immense: combien de temps pourra-t-il tenir son rôle? Quand sera-t-il contraint d'admettre que c'est lui qui a fait pipi sur la lunette ? Et notre chanteur coupe court à une relation, trop déséquilibrée au départ pour déboucher sur une vraie histoire d'amour.

Mais par son audace, ma belle inconnue ne jouait-elle pas un personnage? Nous étions sur un pied d'égalité. Taïaut! Le lendemain, j''appelai. La rencontre eût lieu dans un café parisien à une heure ou la lumière du soleil ne fait plus de cadeau. Loin des projecteurs, la colombe avait perdu la grâce séraphique de la veille. Il faut croire que moi aussi. Après une demi-heure de banalités, elle m'annonça qu'elle devait y aller... car son copain l'attendait.

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Caro 13/12/2011 15:34

Oups faute de frappe, désolée... "on mettra une robe blanche". Non non j'en rajoute pas une couche :-)

Caro 13/12/2011 15:30

Stan nous a, samedi,raconté quelques anecdotes mais pas celle-là!! A défaut d'être concluante, elle reste amusante et surtout inoubliable!!! Allez, on mettre une robe blanche au prochain concert!!
;-)Bonne continuation!

Axel Mac Black 03/03/2011 18:17


Ben oui, qu'est venu foutre ce "e" à la fin de banalité (non présent dans la publication originale je précise) ? Je mène l'enquête...
Merci Ronde Bosse


Ronde Bosse 06/02/2011 10:53


Un truc me gêne dans cet article, c'est le mot banalité avec un ée à la fin qui ne doit pas être. Il est vrai que si le mot est féminin, le é se suffit à lui-même pour bien montrer qu'une banalité
peut être à la fois féminin et masculin. Dont acte. Je parle de ma banalité forcément, je ne suis pas de celle qui renvoie l'artiste dans les orties. Je ne suis pas un cas rare. Banale tout au
plus.


Louise A.l 04/11/2010 19:25


D'où le fameux livre "La Formation du Comédien" de Stanislasvsky ...